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Mike Goudreau: Presse

(Sherbrooke) Ça résonne pour Mike Goudreau. En fait, ses notes jazz, sa guitare bluesée et sa voix suave dépassent les frontières, littéralement. En mode composition depuis près de deux ans maintenant, voilà que sa musique trouve écho chez des éditeurs de New York, Los Angeles et même de Londres. Une erre d'aller qui le mène - moins d'un an après Blues Etcetera - à lancer Look for the Sunshine, un album jazz ensoleillé.

Onze, c'est le nombre d'albums que compte Mike Goudreau à sa musicographie. Et depuis plus d'an, le musicien s'est mis à écrire plus que jamais. C'est que grâce au réseau de contacts qu'il a su tisser au fil des ans, il vend aujourd'hui ses chansons à travers le monde. Et avec toutes ses créations musicales, il accumule ainsi le matériel nécessaire à la réalisation d'un album... à la vitesse de l'éclair!"Je me suis dit que pour les cinq prochaines années, j'allais écrire beaucoup de chansons pour les éditeurs. Ça me permet d'être très productif depuis deux ans. Cette production intensive me donne une liberté que j'avais de moins en moins. Ça me donne une raison de plus d'écrire et surtout, ça m'amène à me dépasser", explique celui qui a signé près de 500 contrats d'édition ici et ailleurs et dont on a pu entendre les chansons dans des émissions américaines telles que Everybody hates Chris, Dirty Sexy Money et Kath & Kim.

Bête de jazz

S'il passe une quinzaine d'heures par semaine à gérer les droits d'auteur (une approche qui a, de son propre aveu, changé sa vie, d'autant plus qu'il ne possédait pas d'ordinateur il y a quatre ans) de ses chansons tantôt rock, tantôt blues, cette fois, le jazz l'emporte. Avec Look for the Sunshine, c'est une incursion dans l'univers de Sinatra, du Dixieland ou encore dans la bossa-nova qu'il s'offre en compagnie de son jazz band.

"Je me suis inspiré de ma vie, mais aussi de choses que mes amis ont vécues. J'ai essayé de mettre le côté obscur de côté et de trouver le brightside, le bon côté de la vie. C'est un message généralement positif, d'espoir et de foi, souligne-t-il. C'est ce que les gens ont envie d'entendre après une récession."

La chanson Blueberry Pie, qui raconte tout le plaisir, le goût et le bonheur que l'on peut retrouver en mangeant une bonne tarte aux bleuets, illustre bien cette tendance hop-la-vie. "C'est la chanson coup de coeur de mes enfants, lance-t-il en rigolant. Son air reste gravé dans leurs têtes et ils la chantent souvent."

Pour couronner le tout, Mike Goudreau s'est permis quelques reprises. "Je crois que cet album plaira autant aux fins connaisseurs de jazz qu'aux auditeurs occasionnels. Il est très accessible", admet celui qui s'est entouré de grandes pointures musicales comme le trompettiste Roger "Rocket" Walls, l'arrangeur Maxime St-Pierre, le pianiste Sylvain Daigneault et le saxophoniste David Élias, qui a également arrangé deux morceaux.

Et pour la quarantaine de concerts qu'il fait chaque année dans les festivals et dans les salles de concert aux quatre coins de région et ailleurs, le musicien a décidé de former un groupe jazz et blues. "Au lieu d'avoir deux bands, j'ai trouvé des gars polyvalents capables de faire les deux. C'est plus facile comme ça de garder le groupe ensemble."

Pour se procurer l'album en ligne, on peut visiter le www.cdbaby.com/cd/goudreaujazzband et le www.mike goudreau.ca/. Le lancement de l'album Look for the Sunshine aura lieu le vendredi 16 avril à 20 h 30 au Vieux Clocher de Magog.
Soleil bleu

Mike Goudreau est plus que jamais crooner sur Look for the Sunshine. Un allègre album de douce ivresse qui monte à la tête.

Le rock'n'roll a sonné le glas du Great American Songbook, mais le Mike Goudreau Jazz Band le rouvre aujourd'hui et s'amuse à y ajouter quelques pages avec Look for the Sunshine. "J'ai essayé de composer des chansons jazz qui sonnent comme si elles avaient été écrites dans les années 50-60", explique son leader, pour qui il s'agit d'un 11e album.
Surtout connu pour son travail avec le Boppin' Blues Band, le polyvalent Goudreau revient au jazz déjà exploré sur Stardust Memories en 2000. Au fil de l'écoute, on reconnaîtra entre autres un Chet Baker mélancoliquement enamouré ou les gouailleurs crooners du Rat Pack sur des morceaux inspirant un confortable alanguissement de fin d'après-midi, cravate dénouée, apéro à la main. "Les paroles sont romantiques, ça rappelle un temps où les choses étaient moins compliquées", analyse le chanteur. Your daddy's rich and your mamma's good lookin...

Question de se mesurer aux grands et d'éprouver la fidélité de son écriture aux codes de l'époque, Goudreau a placé ici un Moonlight in Vermont et là un They Can't Take That Away. "Gershwin, c'est un des plus grands songwriters des 100 dernières années. C'est dur de mettre notre travail à côté de ces grosses tounes et de ne pas être un peu intimidés... mais c'est ben le fun!"

Des chansons aux telles ambitions appelaient évidemment une certaine somptuosité d'arrangements. Le saxophoniste David Élias et le trompettiste Maxime Saint-Pierre ont créé des partitions pour une douzaine de cuivres, bien que les pièces aient été enregistrées en studio par un big band virtuel, avoue-t-on au risque de briser la magie. "C'était pas mal tripant, mais très laborieux. Ça prend beaucoup d'heures les écrire, ça prend beaucoup d'heures les enregistrer. On a fait ça avec un seul musicien par instrument, en superposant les pistes. C'est la manière la plus facile et la moins dispendieuse."

GOUDREAU INTERNATIONAL

Autoproducteur depuis ses débuts sur disque en 1994, Mike Goudreau a récemment adopté une stratégie de plus en plus courante pour faire fructifier la musique, le licensing. "Je suis rendu à 500 tounes signées avec 25 boîtes aux États-Unis. Elles ont réussi à en placer sept ou huit dans des émissions de télé à NBC, ABC, etc. Des amis qui font ça depuis longtemps m'ont dit que c'est déjà extraordinaire, mais que ça peut prendre de deux à cinq ans avant que ça se concrétise vraiment. Au moins, c'est prometteur, c'est un work in progress."

Ironiquement, ce sont les pièces les plus typiquement québécoises de Goudreau qui auront trouvé preneur, celles de son album blues francophone - un genre dont les bacs des disquaires ne débordent pas -, Nous avions rendez-vous. "On en entend dans une scène de la série Everybody Hates Chris qui se déroule dans un restaurant français." Ce n'est pas à une table d'ici que l'on ferait tourner du blues en français, faisons-nous remarquer. "C'est ben vrai!" s'esclaffe le chanteur.

Mike Goudreau Jazz Band
Look for the Sunshine
(Indépendant)

À écouter si vous aimez /
Michael Buble, Frank Sinatra, Chet Baker
Dominique Tardif - Voir (Apr 17, 2010)
Mike Goudreau – Blues Et Cetera

Il n’y a qu’un seul Bluesman crooner aussi cool au Québec ! Avec force de patience, Mike Goudreau s’est forgé une place dans le cœur des amateurs et des producteurs de blues, comme en témoignent aujourd’hui ses percées sur les chaînes de télévision américaines et les compilations jazz distribuées en Europe et en Asie. Tout cela sans maison de disque ni producteur. Ses compositions n’ont jamais cessé d’évoluer. Qu’il s’exécute en trio dans la noirceur intime d’un bar ou entouré des cuivres du Boppin’ Blues Band, ses croches et ses blanches possèdent un swing envoûtant. L’album anni-versaire précédent BOPPIN’ 15, sorti à l’été 2007, nous a donné ses grands succès et des adaptations nouvelles. Avis aux intéressés.

Deux semaines avant le lancement du nouvel album Blues Et Cetera au bar Loubards le 10 mars, une copie fut déposée dans ma boîte d’animateur, avec une fiche explicative. Mon regard accrocha sur une phrase : « Je voulais faire un album plus contemporain mais sans délaisser les styles auxquels les gens s’attendent de moi depuis plus de 17 ans. » Mike aurait-il exaucé mon vœu secret et enregistré un album plus personnel et guitaristique? La pochette confirma cette intuition. Une session de photos remarquable où Mike caresse ses guitares dans la pénombre. Ouille, il fait chaud! « Pierre écoute, les photos de Jocelyn Riendeau et le graphisme de Josée Morais sont absolument magnifiques. » Sacré Mike, le truc qui attire le regard, c’est le musicien qui met son âme à nu, n’en déplaise aux docteurs Kodak et Photoshop. L’exploit technique consiste à saisir ce moment, par chance et expérience.

CD Player, Open, Close, Play… Un beau départ où Mike contrôle le volant des deux mains, tel un premier ministre ;-) il joue la guitare, la basse et la voix. Simon Bergeron (dr) et David Élias (sax, arr) sont les co-pilotes, et plusieurs passagers apportent leur contribution. Chicken Boogaloo livre une première finale de cordes enflammées qui m’excite. Puis une cascade de plaisirs : Leaving for Paris avec un accordéon, Big Black Dog qui sonne ZZTop ou LedZep, et Gossipin’ Mama qui nous plonge dans quelque marécage. Merci mon Dieu. Merci les muses. Merci Mike. J’attendais ce Blues plus authentique, plus Roots dit-on, pour le faire tourner en boucle dans ma machine. Un MUST ! Achetez-en des centaines afin que Mike ne soit plus gêné de faire son truc… « plus contemporain, sans délaisser les styles auxquels les gens s’attendent de moi depuis plus de 17 ans. »
(images du site  www.mikegoudreau.com)

« Un grand cru »
Matthieu Petit, journal VOIR
Pierre Chailler - La Note Bleue (Apr 2, 2009)
Né à Newport en 1965 d’un père canadien-français et d’une mère anglophone, Mike Goudreau est un brillant auteur, compositeur et interprète plutôt représentatif de ce que la scène québécoise compte de mieux en matière de blues et s’il y a une trentaine d’années maintenant que le musicien travaille sa guitare, il est loin d’avoir fini de prendre du plaisir en la jouant et de le partager avec un public qui apprécie ses influences venues aussi bien de Chuck Berry et des Stones que de Johnny Cash, de Ray Charles et bien évidemment de Stevie Ray Vaughan, d’Albert Collins et des trois King ! Avec à son actif nombre d’albums enregistrés tant en solo qu’avec le Boppin’ Blues Band, Mike Goudreau a eu tout le loisir de démontrer son amour mais aussi sa grande aptitude à jouer le rock, le blues, le jazz, la soul et même à la demande le cajun et c’est en s’offrant aujourd’hui un nouvel effort dans lequel il élargit encore un peu plus les limites du blues qu’il revient vers nous de la plus belle des manière, en musique et avec en prime une quinzaine de nouvelles pièces originales …

Mike Goudreau nous a habitué à proposer un blues généreux et plein d’effets, que ce soit au niveau de son jeu guitare mais aussi de tous les arrangements qu’il réalise sur chacun des ses morceaux, les inondant tantôt de cuivres, tantôt de piano et même quand l’envie lui prend d’un peu de violoncelle ou d’accordéon … Entre bop et swing mais aussi plus simplement entre blues et jazz, l’artiste impose sa marque de fabrique indélébile sur des œuvres où il donne de la voix de fort belle manière, que ce soit à la scène ou au studio, et nous sort de ses guitares quelques morceaux de bravoure que l’on verrait bien passer sur les radios internationales, des titres impeccables comme le très cuivré « Why’d I Drink So Much », la délicate balade « It’s Too Late », un « Chicken Boogaloo » groovy à souhait, un « Crazy Johnny » estampillé d’une superbe Memphis touch, un « Leaving For Paris » à la fois sobre et délicatement saupoudré d’accordéon ou encore un « I’m Still Crying » aux beaux accents venus de Chicago. Gorgé jusque dans ses moindres recoins de beaucoup de sensualité et de finesse, « Blues Et Cetera » se présente dès le premier abord comme l’œuvre majeure d’un artiste au mieux de sa forme, un guitariste et un chanteur bourré d’idées et suffisamment lucide pour parvenir à les concrétiser du mieux qu’il soit ! En décidant de réserver l’exclusivité des ventes de ce nouvel album à CDbaby, Mike Goudreau se prive peut-être de quelques opportunités mais s’en crée tellement d’autres qu’il ne peut de toute façon qu’en ressortir encore plus fort … L’Europe gagnerait beaucoup à le découvrir et pourquoi pas à le recevoir !

Ecrit par Fred Delforge

jeudi, 05 mars 2009
Mike Goudreau
Blues Et Cetera
www.mikegoudreau.com

Inspiré ce Mike Goudreau! Ce 10e album intitulé Blues Et Cetera présente, à mon avis une admirable continuité de l’auteur compositeur interprète. L’album précédent Boppin’15 rend justice à ces 15 dernières années de scène. Certains titres francophones tel Le Blues des loups et Ma meilleure amie font maintenant partie de notre terroir du blues. Album après album, Mike nous fait un peu sortir des sentiers battus. C’est d’ailleurs cette particularité qui ajoute un ingrédient de plus à ses nouveaux albums.
Cette fois-ci, il va plus loin et pour ce faire, 14 musiciens poussent la note bleu sur les 15 titres proposés du nouvel opus. À la deuxième pièce Why'd I drink so much est du pur Mike Goudreau avec grande orchestration et section cuivre où l’on retrouve Roger Walls y allant de solos de trompette plantureux et très saisissant. Ça se poursuit un peu plus loin avec la pièce Chicken Boogaloo, un style country blues et Crazy Johnny, un rock'n'roll bien senti d’une couleur Chuck Berry. Il n’y a pas que ses petites sorties de piste dont j’aimerais vous parler, il y a aussi les pièces Change my mind, I’m still cryin et Let me down easily, du blues corsé et des solos de guitares signé Mike Goudreau.

Un autre généreux album et original qu’il ajoute à sa collection. Le mariage de style musical est réussit et l’harmonie avec le blues en fait l’un de ses meilleurs crus.
Réjean Nadon
Parle-nous de ton enfance, ou as-tu grandi ?

Je suis né à Newport, Vermont au États-Unis, mais j'ai passé la plupart de ma vie au Québec dans le village frontalier de Stanstead. Ma mère une anglaise et mon père un francophone...Voilà pourquoi je suis bilingue. Comme nous vivions tout près de la frontière Américaine, j'ai toujours été influencé par la musique et la culture Américaine, mais parce que nous vivions au Québec et que j'ai été à l'école en français, j'ai eu aussi la chance de connaître la culture Québecquoise/Française.....Comme bien des gens qui vivent au Québec dans des villes à cheval entre les U.S.A. et le Canada.

Quand as tu commencé à jouer de la guitare ?

J'ai commencé à jouer à l'âge de 15 ans avec un copain de classe...On trippait sur les Beatles et Neil Young et on essayait de repiquer nos chansons préférés et d'apprendre les harmonies vocales.

Quel style de musique écoutait tu durant ta jeunesse ?

J'ai vraiment aimé les Beatles, mais j'ai beaucoup aimé Bob Dylan, Neil Young, Chuck Berry, les Rolling Stones, America, Crosby-Stills-Nash & Young, Elvis, Johnny Cash.

Quelles sont tes principales influences ?

Quand j'étais plus jeune les noms que j'ai dit à la question précédente, mais aujourd'hui faudrait ajouter Albert, B.B. et Freddie King, Stevie Ray Vaughn, Brian Setzer, Kenny Burrell, Frank Sinatra, Duke Ellington, Louis Armstrong, Nat King Cole et beaucoup d'autres !

Comment es tu venu au blues ?

J'ai commencé à connaître le blues avec un guitariste/chanteur de blues du Québec du nom de Brian Monty, qui est aussi un excellent luthier. Il avait une "gig" tous les Lundi soirs dans un bar à Sherbrooke(Québec) et il m’avait invité pour l'accompagner à la guitare et de chanté quelques chansons aussi. Dès la première soirée j'étais "acro" et pas longtemps après j'ai fondé mon premier band de blues " Boppin' Blues Band ".

The grass ain’t greener, est ton 8éme album, peux tu nous en parler ?

C'est un retour aux sources pour moi. J'ai diminué le nombre de musiciens sur ce projet et nous avons enregistré aussi " Live " que possible avec le moins de " overdubs " pour que ça sonne" live". Je n'ai pas utilisé de cuivres et j'ai donné une grosse place à Harmonica Zeke à l'harmonica/slide acoustique. Je voulais présenter un album plus électrique et énergique pour plaire à des gens qui adore le blues mais assez accessible pour Mr. tout le monde aussi. La majorités des pièces (8 sur 12) sont des compositions. C'est important pour moi d'avoir des compositions car ça toujours été un des caractéristiques qui me démarque de d'autres artistes Blues.

Présente nous les musiciens qui t’accompagnent sur cet enregistrement.
Certains étaient déjà sur tes précédents albums ?

Harmonica Zeke à L'harmonica/voix et slide acoustique. Un musicien de grand talent qui roule sa bosse depuis plus de 35 ans. Zeke a participé à plusieurs de mes projets blues depuis plus de 16 ans. Daniel Poulin à la basse est un gars avec qui je travaille depuis 3 ans, mais ça fait une quinzaines d'années qu'on se connaît. Patrick Morin à la batterie est avec moi depuis 3 ans, autant dans mes projets Jazz que mes trucs Blues. Un musicien très versatile avec le sens du swing. Nino Carlo Fabi Jr. au clavier un autre musiciens doué dans toutes les styles de musique qui a participer à plusieurs albums avec le Boppin' et en spectacle depuis une dizaine d’années.
Pour en savoir plus allez au www.mikegoudreau.com



Avec cet album, tu chante en anglais, mais ton précédent album blues (en 2001) « Nous avions rendez vous… » Était en français, et je crois avoir compris que ce CD n’a pas très bien marché auprès du public Québécois, crois tu, que c’est le fait d’avoir interpréter des textes en français, qui en est la cause ?

C'est vraiment une bonne question ! Je ne sais pas la réponse. Nous avons quand même eu du succès dans le sens que l'album en français nous a permis de participer au Francofolies de Montréal et à plusieurs émissions Radios et Télé à Radio-Canada mais nous avions l'espérance d'avoir un succès un peu plus commerciale et malgré plusieurs critiques positives d'envergure ça na pas levé vraiment et nous avons pas été capable de nous rendre en Europe pour présenter ce spectacle (ce qui était un des buts....peut-être un jour bientôt !).

Peux-tu nous parler de tes rencontres les plus marquantes ?

J'ai accompagné Dutch Mason, on l'appelle le "Premier Ministre" du Blues au Canada. Pendant une tournée en 1996, j'ai eu la chance de connaître ce monsieur fort sympathique qui m'a appris plus sur le blues en 10 jours qu'en dix ans ! J'ai aussi rencontré Johnny Cash et son épouse June Carter en 1984 car je faisais la première partie et il a été vraiment accueillant et très chaleureux...Un vrai de vrai !

Quel est ton regard sur la scène blues Québécoise ?

Nous avons des tonnes de musiciens(nes) talentueux. Mais contrairement à l'Europe nous sommes trop préoccupé avec l'apparence au lieu du talent ( un peu comme nos voisins Américains) c'est le syndrome "Star Académie" et " American Idol" , je trouve aussi que l'on donne trop de place à des artistes qui font du blues/Rock pour faire plaisir au public général au lieu de donné la place à des groupes qui font du vrai blues pur. Malheureusement les gens aiment souvent ce qu’ils voient et non ce qu’ils entendent !

Entrevue réalisée par mail en juillet 2006
L'intégralité de cette entrevue dans le BCR n°6
Les 15 ans du Boppin’ Blues Band. Un cadeau irrésistible et pour se faire Mike Goudreau nous propose un compilation tirée de ses 4 albums blues précédent. Mike et son complice et batteur Richard Bergeron en auraient surement long à raconter sur la centaine de scène de cabaret et festivals dont à 5 reprises au grand Festival de Jazz de Montréal. Il en aurait aussi long à raconter sur plus de 40 musiciens qui ont collaboré et performé à ses côté durant ses 15 années en blues. Des noms tels Harmonica Zeke, Jim Zeller et du regretté Dutch Mason à qui il dédie cet opus. L’auteur compositeur interprète signe 8 pièces sur les 15 proposés. Il collabore aussi à l’écriture sur certaines pièces avec les Michel Aubin et Peter Brown.
Une communion judicieuse choisissant les couleurs musicales passant par l’aplomb Texan, le swing des années 40 et le New Orlean, entres autres. On retrouve aussi tout au long de l’album le son et la chaleur particulière de pousser la gamme bleue sur sa guitare. Je crois bien reconnaître Mike entre mille musiciens par cette façon d’étirer deux cordes simultanéments et de les faire respirer si ardemment.

On y entend aussi ses succès tels, Le Blues des Loups, Juke Joint Café, The Grass Ain’t Greener et bien d’autres originaux arrosés de cuivre. J’aime aussi l’adaptation francophone de la pièce Someday After a While de Freddy King, intitulé On se Retrouvera. Mike nous montre de quel bois il se chauffe avec l’une des plus belles pièces du répertoire blues.

Boppin’ 15, est assurément un album à collectionner. Et j’ajouterais, qu’il est comme le café... Bon jusqu'à la dernière goutte !

Réjean Nadon
MIKE GOUDREAU Band
Ecrit par Arol ROUCHON -- 09 décembre 2006
The Grass Ain’t Greener
Autoproduit



Artiste évoluant aussi naturellement dans le jazz que dans le blues… Devenu guitariste à l’adolescence, Mike goûtera d’abord au rock avant de passer au blues et de sortir son premier album en 94 avec le Boppin’ Blues Band (un groupe dont il était le fondateur) « Sold Out », suivra en 97 «I Dig My Job » mais également une réédition de son premier album « Sold out » agrémenté de quelques titres supplémentaires. 1998 «Happy go Lucky » vois le jour. En 2000 Mike s’offre son premier album de jazz et en signera deux autres en 2002 et en 2004 (album dédié à Noël) revenant entre temps à ses racines avec «Nous avions rendez-vous», un album de blues intégralement écrit en français édité en 2001. 2006, revoilà Mike Goudreau (sans le Boppin Blues Band) dans le blues avec ce nouvel album. « The Grass Ain’t Greener » un album racé, de très haute qualité! Huit compos originales et quatre reprises dont «Oh! Darling» des Beatles. Superbement soutenue par une rythmique sans faille. La guitare de Mike Goudreau passe avec aisance et bonheur du Chicago au Texas. On retiendra tout particulièrement «Keep On Drinkin’» avec au chant Harmonica Zeke ou encore «Too Good To Be True» et « Have You Been Cheatin’ On Me ? » sur lesquels le jeu de guitare de Mike est fabuleux. Mais c’est avant tout dans son ensemble que l’ouvrage se veut séducteur avec des sommets aux limites de l’inaccessible comme «Mercury Blues», «I Had Me A Woman». L’opus se termine avec le classique et éternel «Caldonia» qui vient mettre une ultime et discrète touche de jazz à une œuvre déjà très large. Pas encore suffisamment connu de ce côté-ci de l’Atlantique, (c’est bien dommage) pourtant Mike Goudreau a largement de quoi nous séduire, ce qui sous-entend qu’une découverte rapide s’impose …
www.mikegoudreau.com
Mike Goudreau & the Boppin’ Blues Band
Boppin’ 15
Auto-produit, PMGCD08
Mike Goudreau vit de blues, de jazz, de musique et le Boppin’ Blues Band est, à ma connaissance, le groupe de « swinging blues avec cuivres » ayant la plus grande longévité, au Québec. Ce n’est pas rien quand on connaît les budgets parfois minces dans ce genre d’aventure et la difficulté de faire rouler un orchestre de plus d’une demi-douzaine de musiciens, durant une période aussi significative que 15 ans. Cela prend sûrement une passion éclairée ! Cette longévité relève du tour de force et d’une finesse que savent développer les leaders attentionnés au cours des années. Le plaisir de la musique, d’en partager l’envers et le devant du décor avec les boys, celui de la création et de la recherche musicale avec les meilleurs musiciens disponibles est, à mon avis, ce qui a toujours caractérisé le Boppin’ Blues Band. Je crois que c’est cet élément qui a rassemblé plus d’une quarantaine de musiciens de talent au cours de ces années avec le feu de se dépasser dans l’excellence et l’originalité. Ce disque compilation augmenté de quelques nouveautés m’apparaît comme une référence de plaisir et d’utilité pour les mélomanes de tous âges et les musiciens en herbe. Bonne écoute ! Bon anniversaire à tous les gens concernés!
Sherblues est de retour pour une 2e édition, au grand bonheur des amateurs de musique, mais aussi de tous les bluesmen fervents de festivals. Mike Goudreau n’était pas de la partie l’an dernier, mais compte bien se reprendre cette fois. L’Estrien et son groupe Boppin Blues Band ont préparé tout un spectacle pour l’événement...

Ils sont nombreux les amateurs de blues à Sherbrooke. À preuve, Sherbrooke en blues a connu de bonnes années avant que l’événement soit retiré, il y a plus de dix ans. L’an dernier, Les concerts de la Cité ramenaient au centre-ville un festival consacré à cette musique. Sherblues a connu un succès suffisant pour qu’on récidive cette année, du 9 au 11 juillet.

Mike Goudreau avoue être enchanté du retour de l’événement. « À l’époque de Sherbrooke en blues, mon groupe et moi commencions à faire des spectacles. Ce festival a été d’ailleurs l’un des premiers auxquels nous avons participé. Je trouvais vraiment dommage que cet événement disparaisse », indique celui qui sera en spectacle le 11 juillet, sur la scène extérieure de la rue Wellington.

Une carrière bien remplie

Le chanteur, compositeur, auteur et guitariste ne manque pas de travail depuis le début de sa carrière. Reconnu aux États-Unis pour son talent de compositeur, Mike Goudreau a signé plus de 400 chansons pour différentes compagnies du cinéma et de la télévision. Il y a quelques mois, il présentait son 10e album de chansons originales, Blues Et Cetera. En 2002, il a même relevé le défi d’enregistrer un album de blues en français, grâce à une bourse que lui a remis le Conseil des arts et des lettres du Québec. Facile, d’écrire du blues dans la langue de Molière? « Non, mais c’est un beau challenge. Malheureusement, l’album n’a pas eu beaucoup de visibilité. Mais je referais l’expérience sans hésiter! Après tout, pourquoi ne pourrait-on pas faire du bon blues en français? Il faut oser! », conclut l’artiste qui habite Stanstead.

Au programme de Sherblues

Les formations Mississipi, Heat, Bryan Lee, Triniland, Rick L. Blues Trio, Bob Smith et Mike Goudreau & Boppin Blues Band, entre autres, brilleront sur la grande scène extérieure de la rue Wellington, ainsi que dans certains bars du centre-ville.
MIKE GOUDREAU & THE BOPPIN’ BLUES BAND
Ecrit par Fred Delforge

vendredi, 24 août 2007

Boppin’ 15
(Autoproduction – 2007)
Durée 59’40 – 15 Titres

http://www.mikegoudreau.com
http://www.myspace.com/mikegoudreauband

Pour fêter dignement ses quinze années d’activité au compteur, le Boppin’ Blues Band initié par le guitariste canadien Mike Goudreau et par son complice batteur André Bergeron se devait de sortir un album aux accents un peu spéciaux et c’est pratiquement sous la forme d’un florilège de ses meilleurs morceaux que le groupe s’exécute, remettant dans le circuit des titres écrits entre 1994 et 2001 qui avaient à l’époque mal été distribués et leur en ajoutant de nouveaux qui démontrent que le combo a encore nombre de choses à dire. Si Mike Goudreau a de très belles aptitudes qui lui permettent de briller régulièrement dans le jazz, il est évident que le blues, le swing, le bop et même le zydeco restent toujours des armes avec lesquelles il fait montre d’une certaine virtuosité et que le fait de s’accompagner de cuivres ne fait qu’ajouter au charme de sa musique. Sorti d’une phase d’hibernation qui semblait lui convenir à merveille, André Bergeron est retourné derrière ses fûts pour l’occasion et a retrouvé l’envie de jouer avec un Boppin’ Blues Band qui doit essentiellement sa survie au succès connu par Mike Goudreau dans des configurations économiquement plus viables …

C’est toujours un régal de croiser la musique de ces fous furieux du groove et le fait de combiner des pièces enregistrées à l’époque en une seule prise et avec des bouts de ficelles à d’autres plus travaillées sur lesquelles la technique a quelque peu évoluée apporte à « Boppin’ 15 » une texture toute particulière, d’autant que l’on retrouve dans le tracklisting des morceaux venus du très confidentiel « I Dig My Job » et en particulier « Le Blues des Loups » et l’excellentissime « Juke Joint Café » que chacun des concerts du guitariste mettent à l’honneur. Outre une réadaptation en version swing de « The Grass Ain’t Greener », le tittle track du dernier opus du Mike Goudreau Band, et quelques nouveaux enregistrements des anciens classiques du Boppin’ Blues Band, cet album événement s’offre quelques titres inédits dont un aussi superbe qu’inattendu « Have You Been Down To New Orleans? » à vous remuer inévitablement les tripes ! Beaucoup de cuivres pour colorer subtilement la musique du groupe, un peu de blues en Français pour nous rappeler que le Québec est l’autre patrie de la langue de Molière et que ses musiciens et plus généralement sa population est fière de cette diversité culturelle et le tour est joué, « Boppin’ 15 » devient le parfait résumé de quinze années d’une carrière parfois un peu trop confidentielle mais ô combien chargée d’une soixantaine de titres plus réjouissants les uns que les autres ! On attend désormais une reconnaissance officielle de ce côté ci de l’Atlantique parce que sur scène aussi, le Boppin’ Blues Band est une formation qu’il est judicieux de ne pas manquer …
Mike Goudreau débarque en ville avec sa grande formation à six musiciens, le Boppin'Blues Band, dont le son est axé sur l'interaction entre cuivres et guitares. Ces habitués du Festival international de jazz de Montréal fêtent leur 15e anniversaire.
Le menu du show sera principalement constitué des pièces du neuvième album en carrière pour le bluesman de l'Estrie, Boppin 15 (2007). Trombone, saxophone, trompette, un zest d'harmonica, les amateurs de blues se croiront entre Chicago et Sherbrooke la semaine prochaine.

«J'ai toujours aimé le son des grandes années big band. À l'hiver 2003, lors d'un Festival de blues, des chums et moi avons entendu le Powder blues band. On a tout de suite pensé que ce son pouvait marcher ici et nous avons fondé le groupe quelques mois plus tard. Ce son se retrouve sur Boppin 15», avec des touches de jazz», raconte Mike Goudreau.
Blueser en français
Les gens auront certainement droit à quelques titres du disque en langue français que Mike Goudreau, Nous avions rendez-vous, a enregistré en 2001. Un album dont on a peu parlé à l'époque, mais qui se taille encore une jolie place sur les ondes radiophoniques spécialisées.
«Nous visions la francophonie, avec un français international et un son de blues québécois. Je me disais que ce serait plaisant que les gens puissent comprendre ce qu'on chante. Un ami m'a donné un bon coup de main avec les textes. L'une des pièces s'est même retrouvée dans une scène de restaurant d'un show de télé américain», observe le musicien de 43 ans, né à Newport, aux États-Unis.
Influences
C'est à 14 ans, que Mike Goudreau a appris ses premiers accords de guitare. Parmi ses influences, il compte de nombreux styles, dont le rock ’n roll (Chuck Berry, Jerry Lee Lewis, les Rolling Stones), le country (Johnny Cash, Ricky Skaggs), le jazz (Louis Armstrong, Nat King Cole), et bien sûr, le blues (Albert, Freddie & B.B, Albert Collins).
Mentionnons que depuis 2007, Mike Goudreau tourne également avec une autre formation, le Mike Goudreau Band, un quartet faisant la part du lion à un blues rock plus traditionnel. L'artiste touche également au jazz. Le musicien prépare un nouvel album prévu pour la fin de l'hiver 2009.
Mike Goudreau et le Boppin'Blues Band présentent leur spectacle le 18 octobre, 20h, à la Maison des arts de Laval (1395, boul. de la Concorde Ouest). Information: 450 667-2040.